Bertrand Mahé

SON PARCOURS

Né en 1955, Bertrand Mahé aborde à l'âge de sept ans l'étude du piano classique et manifeste très rapidement un net penchant pour la musique improvisée. Jusqu'à ses dix-sept ans il mènera de front une formation classique (piano, chant choral, harmonie) et une écoute assidue des musiques de jazz et des musiques traditionnelles de différents pays.

Ses études universitaires (mathématiques et histoire) ne lui laissent plus le temps de travailler régulièrement son instrument, mais l'ouvre davantage aux cultures du monde et lui permettent, de par les voyages qu'il fit à cette époque, de côtoyer les rythmes du tam-tam sénégalais, les voix et le violon des Maramures roumaines, le chant des bords du Nil.

Le Service National l'envoie enseigner les mathématiques en Allemagne. Il y rencontre un orchestre de jazz amateur dont il devient le pianiste, explorant l'univers musical de la Nouvelle-Orléans et du Chicago des années 20.

De retour en France il apprend la batterie, puis part vivre en Hongrie, pays de sa future épouse. Trois années immergé dans une culture où la musique est reine.

De 1986 à 1988 il est nommé professeur de piano classique, puis directeur de l'École Intercommunale de Musique de la Chapelle en Vercors. Parallèlement il se produit à Grenoble en tant que batteur de l'orchestre Just Jazz. Il perfectionne sa technique de piano classique avec Daniel Berthet (conservatoire de Grenoble).

Après trois années d'interruption, durant lesquelles il dirige un centre de formation aux métiers de l'audiovisuel, il redevient professionnel de la musique, conciliant activités pédagogiques et pratique de la scène. Accessoirement mais avec beaucoup d'intérêt il anime durant deux ans une chronique jazz hebdomadaire à Radio France Drôme : "La Balade du rat musqué".

A partir de 1993 et durant sept années il se consacre au groupe Swing Stars, avec lequel il cultive l'art de la musique festive, du jazz traditionnel à la musique tzigane en passant par la country music et les chansons swing-musette. Durant cette période, il apprend l'accordéon, travaillera deux ans le chant classique avec Henk van der Brink, ainsi que le tuba au conservatoire de Valence. Il tient le soubassophone du "Syndrome de l'Ardèche", orchestre de rue mené par la cornemuse de Stéphane Méjean.

Multi-instrumentiste repenti il fonde à partir de 1998 un trio, développant une démarche pianistique basée sur la rupture, l'équilibre des deux mains, la place du silence. Ses références semblent venir du New-York des années 20, de Thelonious Monk, Paul Bley, Mal Waldrom, mais aussi les bluesmen, la valse swing, les musiques populaires, le cabaret.

Ces trois dernières années l'ont vu s'associer à d'autres artistes du spectacles : Paul Anrieu, comédien, pour une lecture en musique de Novecento d'Alessandro Barrico; Patricia Hervé, conteuse de "musicontes" pour enfants; Philippe Phénieux avec qui il crée Pianomimo, outil de recherche des formes d'expression propres à l'association mime-musique. Dans le même temps il a ressorti son accordéon pour "Chansons françaises... ou presque", un trio avec chanteuse et violoncelliste, et a retrouvé de vieux complices au sein d'un Landru Hot Four plus swinguant que jamais!