Déambulation

Les arts du Mime, le geste vivant

La compagnie Zinzoline propose différents types de déambulations, allant des Elfes malicieux aux commères palmées en passant par une immersion dans le carnaval de Venise.

Elfes et Lutins malicieux

1 à 5 personnages espiègles et joueurs, qui nous surprennent par leurs cortèges festifs, leurs immobilités en forme d’images. Leurs facéties de tous les instants nous fascinent et nous font voyager. Cherchant à provoquer, à entraîner petits et grands dans une ronde magique.

Elfes et Lutins malicieux à Crest

Les Chevaliers du Silence

Spectacle déambulatoire, le public se trouve tantôt spectateur, tantôt acteur, il est au centre de l’événement, sans cesse sollicité par l’action des comédiens improvisateurs. Statues créant des images d’ici et d’ailleurs, ces chevaliers nous proposent une séries de tableaux vivants

Les Commères palmées

Elles se mêlent de tout, font des commentaires sur tout, elles sont intarissables, tout est prétexte à l’échange. Elles réalisent des chorégraphies avec leurs palmes et leurs parapluies en forme de grenouille.

Deux commères palmées

Venise chez vous

Carnaval de Venise 2012, la compagnie Zinzoline défile

Pour plus d’informations et des vidéos de nos passages à Venise vous pouvez consulter la page : Venise chez vous.

Ombres et lumières à Venise

L’atmosphère est fébrile
dans la Casa Valdese,
vent de métamorphose,
chacun est absorbé,
se glisse en son costume.

Visages maquillés
de blanc de noir ou d’or
surprennent le miroir.
Les regards sont inquiets
enfiévrés de paillettes.

D’un geste concerté
les masques sont coiffés,
le moment est venu
pour la grande première :
Venise, nous voici.

La scène est dans la rue
déjà donnons spectacle,
les passants sont saisis
et s’exclament ravis :
Que bello ! que bella !

Par les ruelles étroites
le cortège s’étire
dans les pas décidés
d’un drôle de papillon
et d’un grand échassier.

Mille yeux nous agrippent
qui voudraient savoir qui ?
qui voudraient savoir d’où ?
en vain,
le groupe passe
énigmatique et fluide
dans un doux frôlement
de tissus lumineux.

Caché sous le grand masque
com’ derrière un miroir
je suis tout à la fois
en coulisse et en scène
surpris, heureux et fier
du rêve qui prend vie.

Place SS Giovanni e Paolo
l’espace s’ouvre enfin,
le groupe Zinzoline
se morcelle et enchaîne
d’amples déplacements  
compose des tableaux.

Attentif au public,
il répond généreux
à l’appel silencieux
de la boîte à images
qui ne veut rien en perdre.

Les mains gantées de blanc
les mains gantées de noir
lancent vers les curieux
des gestes amicaux
font fleurir des sourires
et glanent de mercis.

L’étrange personnage
papillon chrysalide
s’enroule dans la valse
d’un son d’accordéon,
et les yeux vers le ciel
il lance un chant muet
ode à la réussite
du projet collectif
qui nous amène ici.

Mais las, le soleil est avare
en ce mois de février,
la lumière s’adoucit
de teintes venitiennes.

Déjà les masques vont,
ombres fuyantes et fières,
laissant dans leur sillage
un soupir de regret.

Pierre   Pibrac 2010